Treize ans de salariat. Deux secteurs, l'automobile puis l'immobilier. Et, en 2011, une intuition : transposer à la voiture d'occasion le métier d'agent immobilier. Didier Aubert en a tiré AutoEasy, aujourd'hui fort de plus de 70 agences en France. Son itinéraire parlera à quiconque songe à quitter un poste stable pour bâtir sa propre affaire.
Qui est Didier Aubert, le fondateur d'AutoEasy ?
Un vendeur, d'abord. Didier Aubert obtient le diplôme de Conseiller Commercial Automobile au GNFA, devenu Mobipolis, puis enchaîne dix ans de postes commerciaux : concession, succursale, publicité automobile sur papier et en ligne.
Puis il bifurque. Trois années chez SeLoger.com le placent au contact quotidien des agences immobilières, de leur manière d'escorter vendeurs et acquéreurs. La comparaison tourne vite au désavantage de l'automobile, où le particulier qui cède ou achète une voiture se débrouille presque toujours seul. Un métier manque. Il le voit.
D'où vient l'idée de l'agence automobile ?
Une impatience assumée
Repérer un vide ne suffit pas à renoncer à sa fiche de paie. Chez Didier Aubert, l'élan tient aussi au tempérament : il reconnaît avoir mal supporté l'inertie des structures et une hiérarchie qu'il jugeait « pas toujours légitime ». Plutôt que de composer, il dessine son modèle. Intermédiation entre particuliers pour vendre et acheter des voitures d'occasion ; rachat comptant à côté.
Un trio, trois métiers
Quelques mois plus tard, le projet atterrit sur la table de Richard Guyon et Okki Ong. Ils s'associent et greffent aussitôt une troisième activité : le véhicule neuf en mandat. Le mandataire, lui, achète une voiture neuve pour le compte de son client.
Trois jours pour éprouver le concept
Premier jour de prospection. Vingt SMS tapés à la main, adressés à des particuliers qui vendent leur voiture. Un seul rendez-vous en découle, mais deux mandats signés : une Citroën C5 et un Berlingo.
Le Berlingo part le lendemain. Le même client commande alors une recherche sur mesure, un Audi Q7, financé par la reprise de sa C5.
L'addition ? Près de 7 000 € HT de marge en 72 heures. De quoi annoncer aux associés que la future franchise pourra bientôt être financée.
Une recette ? Non. Un coup réussi ne valide pas un modèle, et rien ne dit qu'un franchisé reproduira ces chiffres. L'épisode dévoile plutôt une mécanique : une vente bien menée en amorce une autre, à condition d'écouter le client.
Pourquoi le choix de la franchise ?
Le principe : un entrepreneur indépendant exploite son agence sous l'enseigne d'un réseau, dont il applique la méthode et utilise les outils.
AutoEasy, né en 2009, se développe sous cette forme depuis 2013. Le fondateur y voit « un accélérateur de business », le moyen d'essaimer sans la trésorerie qu'exigeraient des dizaines d'agences en propre. Encore fallait-il bâtir la charpente : équipe d'animation, site internet, CRM maison, sélection des candidats.
Ce que trouve un franchisé en arrivant
- Une formation initiale et continue, gratuite et illimitée.
- Des accords-cadres, ces contrats que la tête de réseau négocie une fois pour toutes les agences, avec LeBonCoin, Opteven, L'Argus, Autoviza, Indicata ou Fluxéa, pour alléger les charges de chacun.
- Des outils web internes dopés à l'IA, révisés chaque mois, qui absorbent les tâches répétitives et rendent du temps aux commerciaux.
Faut-il une expérience de l'automobile pour ouvrir une agence ?
Non. C'est un atout, pas un prérequis : la moitié des franchisés sort de la distribution automobile, l'autre moitié n'y avait jamais mis les pieds.
Le réseau sonde d'autres qualités - fibre commerciale, rigueur de gestionnaire, appétit d'entreprendre - et accueille les reconversions. La vraie question porte sur le quotidien : prospecter, négocier, tenir un planning, piloter une petite entreprise. La franchise fournit le cadre. La conduite du projet, elle, reste entre les mains du franchisé.
Jusqu'où le réseau AutoEasy veut-il aller ?
Point de départ : plus de 70 agences, 250 collaborateurs, 94 % de clients satisfaits. Pour la suite :
- une vingtaine d'ouvertures par an visées dès 2027
- 125 zones de chalandise repérées en France métropolitaine, à exploiter d'ici 2030 (la zone de chalandise désigne le périmètre d'où provient l'essentiel de la clientèle d'une agence)
- ensuite, l'international
Les territoires se répartissent peu à peu, et la pertinence d'une implantation dépendra de la zone disponible autant que de la préparation de chacun.
Et vous, que feriez-vous de votre expérience ?
Rien, dans ce parcours, ne garantit un résultat : entreprendre expose à des risques, et il serait malhonnête de le taire. L'histoire de Didier Aubert montre autre chose. Un savoir-faire commercial, un regard neuf sur un marché, une structure pour épauler l'ensemble : parfois, cela suffit à changer de trajectoire.
Le projet vous trotte dans la tête ? Découvrez comment rejoindre le réseau AutoEasy et demandez des informations pour étudier votre projet.
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